Je ne sais pas où va me conduire cette série sur l’IA mais je poursuis mon exploration.
Cette fois c’est bien une IA (Firefly) qui a totalement générée cette image et je n’ai presque rien retouché. L’imitation s’améliore particulièrement bien au niveau des mains mais il y a tout de même une légère difformité. Les résolutions des images qui composent ce photomontage de l’IA semble plus homogène, il n’y a pas la disparité du début.
Je teste ici l’esprit du marronniers sur le thème de la fête parisienne, le paris by night, le nouvel an in Paris. Les médias mélangent déjà allégrement les images d’illustrations et les images d’actualités. Les publi-reportages ont même singé l’actualité pour entretenir une confusion. Je m’interroge sur le comment nous allons percevoir ce nouveau monde visuel et virtuel. Notre cerveau va-t-il trouver le moyen de discerner les genres.
Lorsque l’on regarde une peinture renaissante, on imagine mal que les regards de l’époque étaient bluffés. A tel point que l’église avait tenté d’interdire la perspective qui trompait le spectateur car cette tromperie ne pouvait être que l’œuvre du Malin. J’imagine que c’est ce que nous vivons aujourd’hui. L’IA nous abuse comme la perspective nous leurrait. Je me demande comment nous percevrons dans cent an, si cette image sera facilement distinguée de la réalité, si nos sens percevront une autre dimension encore inaudible aujourd’hui.
Il existe une expérience scientifique qui doit mettre en évidence une forme d’intelligence liée à la reconnaissance de son reflet dans un miroir. En bref, on place un miroir devant un animal et on pointe un laser sur une partie de son corps. Si l’animal tente de se gratter lui-même pour enlever la tâche du laser, c’est qu’il s’est reconnu. Les animaux qui ne se reconnaitraient seraient donc moins intelligents. Mais si il se percevaient autrement ? Et si c’était ceux qui percevaient l’image comme un reflet irréel et déformé de la réalité, si c’étaient eux qui étaient en avance sur nous et sur notre interprétation du monde.
