Ivan Mazepa (avec un seul « p ») est à la fois un héros ukrainien et le personnage principal d’un poème de Byron.
Tout d’abord Voltaire, puis Lord Byron, et enfin Victor Hugo, s’inspireront du début de la vie rocambolesque de ce cosaque en évoquant sa liaison avec l’épouse d’un dignitaire polonais. Surpris par le cocu, ce dernier eu l’idée de punir Mazepa en l’attachant à un cheval sauvage, nu et enduit de goudron. Il s’ensuit une folle course épique.
Mais la suite de la vie de Mazepa est tout aussi étonnante.
À la suite de ce supplice, Mazepa est recueillis par des villageois ukrainiens et, apprenant leur vie de résistance aux invasions et briganderies, il décide de les rallier. Il gravit les échelons militaires cosaques et remporte suffisamment de victoire pour acquérir la confiance de Pierre le Grand qui lui décerne le cordon de Saint André. Mais, secrètement, Mazepa n’a pas pour ambition de devenir un haut dignitaire au service du Tsar, il rêve surtout de l’indépendance de l’Ukraine. Discrètement, il établira une alliance avec la Pologne et se rapprochera même du plus grand ennemi du Tsar : l’empire Ottoman. Mais c’est un échec. Le Tsar le raye de l’ordre de Saint André et créé un ordre de Judas spécialement pour lui. Plus tard, à l’opposé, l’Ukraine créera l’ordre prestigieux de Mazepa pour honorer son héros de l’indépendance.
A noté, cette peinture est actuellement visible dans l’exposition temporaire de Versailles consacrée à Horace Vernet.
