J’introduis ici ma série Seul Au Monde, que j’acronyme par SAM.
C’est l’une de mes premières série de long cours, c’est à dire une série qui devrait finir avec ma mort car je pense que j’aurai toujours le désir d’y ajouter une nouvelle image.
C’est le dessinateur Sempé qui m’a permis de verbaliser cette série suite à le découverte d’une série de ses illustration dans lesquelles il mettait en scène un petit homme au centre d’un immense paysage. J’avais déjà commencé à empreinter des images esthétiquement similaires mais je n’arrivai pas à donner un sens à ce travail. Grâce à Sempé j’ai réalisé le thème que je travaillais comme Mr Jourdain faisait de la prose sans le savoir.
Cette série, SAM montre la petitesse de l’humain tout en ironisant sur sa place plus ou moins centrale dans le paysage. J’essaye de travailler cette image au premier degrés, tel que je viens de le décrire, mais dans un second degrés plus intérieur.
De manière plus concrète, sur cette image, la figure humaine apparait minuscule à gauche, mais quand on y réfléchit c’est bien l’homme qui a construit la muraille. Evidement, cette interprétation n’est pas unique. A un degrés plus cartésien, on pourrait déterminer que le seul individu de cette image est cette silhouette car c’est la seule qui pense et donc qui « est ». En montrant l’étendue de ce qui n’est pas, selon Descartes, je m’interroge donc sur la notion d’être ce qui peut m’amener à des interrogations encore plus profondes telles que : en reniant l’autre, ne se renie-t-on pas soi-même. J’associe aussi à cette série un troisième et même un quatrième degrés de lecture mais j’y reviendrai plus tard avec d’autres images. Car ça fait déjà beaucoup pour un dimanche de repos.
Je pense avoir une bonne quantité d’image pour cette série, je vais essayé de la désarchiver rapidement.
