Retour de mon escapade du 18, j’ai plusieurs images en stocks mais je commence par mettre en ligne la plus romantique. Le tirage de l’image est « à l’arrache », j’y reviendrai surement mais je partage cette actualité.
Suite à l’averse neigeuse de la nuit dernière, Paris était recouvert de blanc et Montmartre envahi par les photographes. Grâce au kit main libre des smartphones, on peut vite connaitre un brin de vie d’une personne. Mon oreille indiscrète a entendu beaucoup de déception dans les discussions téléphoniques des photographes à ne pas pouvoir prendre la photo tant attendue : le parisien en train de skier sur la butte.
De mon côté, je ne cherche plus des images espérées mais j’espère trouver de belles images à empreinter. C’est dans cet esprit que j’ai trouvé ce couple sur la place du tertre. Evidement, cette image rejoint ma série «Montmartre Romantique», mais je sais déjà qu’elle interviendra aussi dans ma série sur l’IA bien que je n’ai pas utilisé d’IA dans cette image.
J’ai tout de même besoin de finir ce petit texte d’accompagnement en partageant mon inquiétude sur les effets secondaires du « droit à l’image » imposé en France. Ici, j’ai bien fait attention à ce que le couple soit méconnaissable et je trouve cette contrainte triste et dommageable. C’est triste que le paysage publique soit rempli « d’images privées » qu’il faudrait rendre méconnaissable en floutant. Et c’est dommageable pour la qualité artistique de la production des photographes de rue qui sont entravés par une privatisation du paysage français, car en pratique les photographes étrangers n’ont pas cette contrainte qui ne s’applique et se juge que sur le sol français. Je lance donc comme un vœu de 2024 , qu’on libère l’espace publique de cette privatisation visuelle afin que l’on puisse à nouveau empreinter les couples qui se promènent en souriants, les enfants qui font des batailles de neiges, les beaux éclairages qui donnent une si belle ambiance, etc…
