Cette image rejoint deux séries, celle du petit prince et celle sur l’instant Dé.
Ici, j’ai à nouveau appliqué la méthode cartier Bresson, enfin presque. J’avais remarqué cette perspective et je la trouvais inspirante. J’ai commencé à chercher un angle et miraculeusement, des enfants sont apparus. Le cœur à 120 j’ai empreinté tout ce que je pouvais plus ou moins consciemment. Comme souvent, c’est au moment du visionnage de mes planches contact virtuelles que cette image s’est révélée. J’avais hâte de voir en détail ce que j’avais pu saisir et j’ai savouré la chance qui m’avait été donné lorsque j’ai découvert cette image. Non seulement je retrouve le temps suspendu de l’image de Cartier Bresson, mais en plus, je flirt entre ombre et lumière avec la pointe de rouge bien placée et cadré hyper serré comme j’aime souvent le tenter. Bref, une image rare qui m’a été donnée car je ne maîtrisais pas grand chose à cet instant, mon cœur me dictait d’appuyer sur le déclencheur mais tout était trop rapide pour être vraiment précis.
Je ne crois pas avoir entendu un seul photographe parler de cette chance que l’on a de saisir des instants particulièrement beaux. Bien souvent, les photographes racontent comment ça s’est passé mais si on les écoute, on a l’impression qu’ils savent toujours ce qu’ils font, très précisément. Pourtant, aujourd’hui, je suis certain qu’il y a une part qui n’est absolument pas maîtrisée. On cadre tant bien que mal, tel qu’on le ressent, mais il y a toujours une part d’imprévue ou de donnée. Cela rejoint d’ailleurs la différence que je me fais entre l’artiste et l’artisan. Le premier ne cherche pas mais il trouve alors que le second produit, avec l’excellence de sa maîtrise, un objet régulier.
Bon allez, je ne résiste pas à partager ici l’image que j’avais prise trois minutes plus tard:

